TOURRETTES SUR LOUP


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TOURRETTES SUR LOUP

Découvrir et visiter Tourrettes sur Loup, à 15 mn de nos gîtes du Bar sur Loup, à 40 mn de nos appartements de vacances de Mougins.

Découvrir et visiter Tourrettes sur Loup

C’est le pays des violettes, cultivées sur les planches d’oliviers. Mais c’est surtout un ravissant village perché ai bord d’un à-pic de pierre et de verdure, probablement un des plus beaux village de France qu’on découvre depuis la Route de Vence (en venant du Bar sur Loup). Un rempart de maisons, étroites et hautes sur leur socle de rocher, dissimule des ruelles où il fait bon flâner, découvrir les vieilles pierres, les ateliers d’artistes. La Grand’Rue reaverse le village et about it de l’autre côté de la place. Mais ern cours de route, on peut descendre le long du chemin de ronde planté de figuiers de barbarie et profiter d’une vue magnifique sur la Baie des Anges. Sur la place, l’église abrite un triptyque du 15ème siècle représentant St Antoine entouré de St Pancrace et St Claude. A voir aussi le Chateau qui accueille des exposition et la Chapelle St Jean, décorée par Raphael Soupault (se renseigner à la Mairie 04.93.59.30.11)

Tourrettes sur Loup et la violette

Au cours du XIXe siècle, le développement de l’industrie de la parfumerie à Grasse va apporter à Tourrettes-sur-Loup de nouvelles perspectives. C’est le,début d’une modeste mais belle aventure humaine qui va associer une fleur à un village, un terroir et des familles puis quelques décennies plus tard à des artistes et des artisans.

Alphonse Karr, poète jardinier, avait commencé à envoyer de petits bouquets de violettes de Nice vers Paris par le chemin de fer. Dès 1871, un colis facturé localement 8,15 francs est vendu dix fois plus dans la capitale. C’est un bénéfice tel qu’il va lancer le commerce de la fleur coupée.

Les exploitants de Tourrettes-sur-Loup, avec l’inauguration en 1892 de la voie Nice-Meyrargues, ont l’opportunité de diversifier leurs débouchés. La production de bouquets devient prépondérante et l’espèce Victoria, bien adaptée, va supplanter la Parme. Les bouquets, de grosseur variable suivant les pays de destination, étaient rangés dans des paniers rectangulaires en roseaux fendus et montés en fil de fer. Le train les emportait vers Nice où les rames du PLM les acheminaient vers Paris. Là, les bouquets étaient vendus dans la capitale où poursuivaient leur voyage vers l’Allemagne ou la Grande-Bretagne.

La violette s’est bien acclimatée au terroir de Tourrettes-sur-Loup qui bénéficie d’un microclimat : hiver tempéré et été relativement frais et aéré. Ce village est situé dans la zone de la plante à parfum délimitée par les cols de Vence et de Pré-du-Lac. La violette, plante des sous-bois frais ethumides, s’accommode très bien des sols peu profonds et bien drainés qui caractérisent une part importante de ceux de Tourrettes-sur-Loup.

En 1913 les statistiques départementales indiquent que Tourrettes-sur-Loup produit 12000 douzaines de bouquets et en 1929 18000 kilos de Victoria sont récoltés. La culture de cette fleur est une organisation familiale toutes générations confondues avec une répartition des tâches bien définie. Les hommes sont dans les travaux de prévisions et ceux nécessitant la force, les femmes sont spécialisées l’entretien et surtout dans la cueillette et la confection des

bouquets, les enfants sont aussi mis à contribution dans les périodes intenses de production. Les feuilles sont coupées en mai et en juillet pour la parfumerie (production de concrète) et les fleurs cueillies d’octobre à mars.

Après la seconde guerre mondiale, la demande retrouve son dynamisme. Les exploitants sont les nouvelles générations, une main-d’oeuvre venue d’Italie ou de villages du Haut-Pays et qui se sont fixés sur place (mariages, acquisition de terre après plusieurs années de travail chez des propriétaires).

En 1975 Tourrettes-sur-Loup rassemblait 95% des producteurs de violettes des Alpes-Maritimes. Mais un faisceau de faits va progressivement conduire à une réduction rapide des exploitations: utilisation des produits de synthèse qui va pratiquement supprimer les récoltes de feuilles, évolution de la société,rejet de la pénibilité du travail et pression foncière. Aujourd’hui, quelques familles perpétuent la culture de la violette et La Bastide aux violettes (Qu. La Ferrage, Tél : 04.93.59.06.97) est à voir. C’est à la fois un lieu de mémoire et un espace de vie où la qualité de la violette de Tourrettes est concrètement mise en exergue et sa culture présentée, en particulier avec les nouvelles techniques adaptées à la préservation de l’environnement.

La Fête de la Violette

Chaque année, le second week end de mars, Tourrettes fête la violette.Au menu des festivités, vistes commentées du village, exposition, visites et exposition à la Bastide aux violettes et bien sur un marché artisanal

Le dimanche, un grand corso fleuri présente les chars fleuries préparés par les associations et clubs sportifs.